Publicité

Le lapin voyageur

 

Je m'appelle Echo, je suis un lapin bélier aux grandes oreilles de deux ans.

Depuis un an et demi, je vivais bien tranquille avec mes maîtres, JL et Mag, dans mon appartement du Val de Marne. Je passais mon temps entre de grosses siestes et des balades sur le balconau milieu des plantes vertes.

Mais, depuis quelques temps, tout a changé. Il y a de l'agitation dans l'air. J'ai même entendu parler de Lyon et de la Belgique. Je me prépare donc à affronter mon destin de lapin voyageur. Je vous emmène ?

Lundi 4 septembre 2006

Je le sais. Il y en a parmi vous qui sont de grands curieux. Qui aimeraient savoir à quoi ressemble mon nouveau chez moi. Qui aimeraient visiter tout ça mais qui n’osent pas venir s’ils ne savent pas comment ils seront accueillis. Bon. Je vais vous faciliter la tâche.

Je vous propose d’abord une vue de l’appartement depuis ma cage.

OK, je sais que ça n’est pas très parlant.

 

Alors Mag et JL ont décidé de m’aider. Et voici ce que ça donne de leur point de vue. Plutôt sympa non ?

 

Le séjour avec Mag qui fait relâche devant la télé après le sport...

 

La cuisine où JL a déjà trouvé ses marques...

La salle de bain

La chambre, où Polochon et Stitch ont déjà élu domicile

Et le balcon où je saccage les plantes de Mag !

Vous pourrez d’ailleurs noter qu’il y a même un canapé-lit pour ceux qui seraient tentés par une petite visite. Vous n’avez plus d’excuse pour ne pas venir nous voir… Alors je vous dis à bientôt.

Par Echo - Publié dans : echoblog
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 30 août 2006

Ca prend forme. Je les vois s'installer un peu plus.

Hier soir, ils sont allés faire des courses : il était temps, je n'avais presque plus de sciure à me mettre sous les pattes. Et puis JL a pu faire la cuisine pour fêter leur arrivée du coup. Ca sentait bon dans la maison même si je ne suis pas fana du poisson en tant qu'herbivore. Ils ont même ouvert une bouteille de cidre.

Aujourd'hui, Mag a mis un peu d'ordre dans tout ça. Elle a commencé à ranger tout ce qu'ils ont ramené dans les placards et elle a mis son orchidée blanche sur la table. C'est joli. Du coup, je suis rassuré : ça signifie que je ne devrais pas revoir la petite boîte avant un bon moment. Alors je m'octroie de longues siestes le ventre en l'air. Pendant ce temps, je l'entends qui remue des papiers et qui passe des coups de téléphone pour résilier ceci, faire le changement d'adresse de cela. JL, lui, a déjà commencé le travail. Hier, il est rentré déjeuner mais, aujourd'hui, non. Je crois que c'est reparti comme avant. Sauf que Mag reste à la maison pour le moment. Je pense quand même que ça va finir par la démanger d'aller voir un peu ce qu'il y a aux alentours maintenant qu'ils sont fixés : elle me racontera tout ça. Allez, c'est pas tout ça mais j'ai encore une sieste à faire moi.

Par Echo - Publié dans : echoblog
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 29 août 2006

Je vous l'avais bien dit que quelque chose se préparait ! Mon sixième sens d'animal à longues oreilles ne m'avait pas menti. Il faut vraiment que je vous raconte tout ce qui m'est arrivé hier : de mémoire de lapin, on avait rarement vu ça !

Hier, l'appartement était vraiment totalement vide, propre, comme le jour de mon arrivée. JL a fini de tout enlever. Et puis, d'un coup, Mag est venu me voir. Elle m'a fait un calin. La traîtresse ! J'ai compris ensuite que c'était pour mieux m'amadouer. Parce que, de suite après, elle m'a poussé dans une espèce de boîte où il faisait sombre. Bon, d'accord, il y avait un bon gros tas de foin et de l'eau. Mais ça ressemblait tout de même fichtrement à un piège ! C'est que je pouvais à peine remuer, moi, là-dedans. Je voulais retourner dans ma cage géante mais pas question, il n'y avait pas d'issue. J'ai un peu balancé du foin dans tous les sens pour montrer mon mécontentement mais personne n'est venu à mon secours. J'ai donc décidé de prendre mon mal en patience.

Au bout d'un moment, j'ai entendu des voix. Un monsieur est venu et il avait l'air d'inspecter l'appartement. Il disait : "La tapisserie est un peu abîmée ici... Le volet roulant se ferme bien... Et patati et patata..." Ca a duré un bon moment. Jusqu'à ce que je me suis senti soulevé de terre. Tout le monde s'est dit au revoir et on m'a transporté jusqu'à la voiture. Je la connais bien celle-ci : j'y ai déjà fait plusieurs séjours mais jamais très longs et dans ma grande cage. Je me suis senti un peu rassuré : peut-être que la torture allait enfin se terminer. Mais non !

JL a essayé de me faire rentrer dans la voiture ou plutôt de faire rentrer ma boîte. Sauf que la voiture était vraiment pleine à craquer : on n'aurait pas pu y glisser la moindre petite oreille. Du coup, je me suis retrouvé aux pieds de Mag qui a bien eu du mal à prendre place. Je l'entendais râler. Je crois bien qu'elle avait les genoux sous le menton. Elle n'arrêtait pas de dire qu'ils auraient dû mieux calculer et emporter moins d'affaires. Maintenant, c'est trop tard et elle n'a plus qu'à faire le trajet comme ça, à moitié pliée, avec ses pieds qui raclent la cage dans laquelle je suis. Pour ce qui est du trajet, justement, nous voilà partis. Je reste bien sagement couché au fond de la boîte. Au fond, ça n'est pas si terrible que ça. Je n'ai qu'à être patient. Et puis, il y a de la musique.

Au bout d'un moment, nous nous arrêtons. Je me manifeste pour ne pas qu'on m'oublie : si on est arrivé, je veux sortir de là au plus vite. Mais c'est raté ! On me laisse encore attendre dans cette boîte. Quand Mag et JL reviennent, ils tentent de me trouver une place plus confortable pour Mag et pour moi. Ce n'est pas facile mais ils finissent par y arriver : Mag peut déplier ses jambes et moi, je peux dorénavant voir la route, l'oreille gauche de JL et les entendre papoter. Je manifeste encore un coup, pour la forme et je boude quand JL essaie de m'amadouer. Il ne faudrait pas qu'il croit que je vais leur pardonner ce mauvais tour aussi facilement. Surtout que je n'ai rien fait pour mériter une telle punition. On s'arrête encore deux fois mais rien ne change pour moi. Le temps me paraît vraiment très long et je m'agite de plus en plus. C'est que j'aimerais bien pouvoir me dégourdir les pattes.

Au bout d'un très long trajet, je les entends qui se chamaillent : on est perdus ! Il ne manquait plus que ça. Au moment où la torture allait prendre fin, voilà qu'ils se trompent de chemin. On reste bloqués un bon moment dans la circulation avant d'enfin nous arrêter pour de bon. A peine arrivés, Mag me transporte à nouveau et, lorsqu'elle ouvre enfin la porte de la boîte, je découvre un mignon petit balcon. Je regarde à travers la vitre : il y a un appartement sympa de l'autre côté mais ce n'est pas chez moi. Mag et JL y entassent tout ce qui se trouvait dans la voiture et les plantes viennent même me rejoindre sur le balcon. Du coup, comme j'ai un petit creux, je mets un grand coup de dents dans le figuier. Ils ne croyaient pas s'en tirer à si bon compte non plus ! Il fallait bien que je me venge de ce qu'ils m'ont fait subir toute la journée.

On finit par me faire réintégrer ma cage. Avec de la nourriture, de l'eau et du foin, dans ma cage géante, tout va mieux. Je découvre un peu mieux l'appartement. C'est tout neuf et tout propre : il y a une cuisine américaine, un canapé clic-clac (chouette, on va pouvoir avoir de la visite !) et je devine une chambre et une salle de bain un peu plus loin. Il y a tout le confort possible et mes maîtres ont l'air plutôt contents. Après une journée éprouvante pour tout le monde, ils installent quelques affaires pour pouvoir circuler comme ils disent, vont se chercher "un truc" à manger et finissent par s'endormir. Et moi, je fais de même. Je vous raconte la suite demain...

Par Echo - Publié dans : echoblog
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 27 août 2006

Ca s'agite, ça s'agite. Je vois bien que rien n'est plus comme avant.

Je les entends qui remuent des tas de choses depuis pas mal de temps. Je sens qu'ils sont un peu plus stressés. Qui ? Mes maîtres, bien sûr. JL, c'est celui à la grosse voix qui me caresse toujours derrière les oreilles, me donne des carottes et m'envoie me promener sur le balcon. Mag, c'est sa femme, c'est elle qui remplit ma gamelle, me fait des calins et qui me gronde quand je mange les plantes vertes. Je disais donc que ces deux-là sont plutôt étranges ces derniers jours.

Et puis, ce week-end, tout s'est accéléré. Il y a un autre monsieur qui est venu à la maison. Il était plutôt sympa et Mag l'appelait Papa. Il m'a fait de grosses caresses en m'appelant Lapinou. Il faudra lui dire un jour que mon nom, c'est Echo ! Il a commencé à transbahuter tous les meubles avec JL pendant que Mag transportait des cartons. Tout mon paysage a changé : j'ai vu partir le frigo, le congélateur et même la machine à laver, celle qui faisait du boucan le soir. Je trouve que c'est un peu vide autour de moi maintenant.

Mais ce n'est pas fini. Hier, ils n'ont pas arrêté de remuer, de frotter, de laver, passer l'aspirateur (celui-là, je ne l'aime pas trop). J'ai bien essayé de leur faire comprendre que ça n'était pas la peine de se stresser comme ça mais ils ont l'air pressés. Ils sont quand même venus me faire quelques calins mais je suis privé de balcon depuis pas mal de jours maintenant et je sens que la torture n'est pas terminée ! Je ne sais pas ce qu'ils me réservent mais je crains le pire. Maintenant, les murs de la cuisine où j'ai toujours vécu sont bien blancs, tout sent la javel et l'appartement résonne quand ils parlent. C'est tout vide et propre et, en plus, ils me laissent tout seul la nuit pour aller dormir je ne sais où. J'espère qu'ils ne vont pas m'oublier...

Par Echo - Publié dans : echoblog
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus